Projet de loi de Finance 2025 : ce qu’il faut retenir des débats du jeudi
- 24 oct. 2024
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Dernière mise à jour : 25 oct. 2024
Pour ce quatrième jour de négociations autour du budget de l’État, Le Phare a choisi de mettre la lumière sur cinq informations à retenir dans cet océan de débats et de discussions.
Pluie d’amendements retirés
Au cours de la journée, les députés EPR et NFP ont successivement déclaré vouloir retirer un certain nombre d’amendements pour accélérer le vote et éviter l'utilisation du 49.3 par le gouvernement. Dans le détail, il est question d’une centaine d’amendements pour EPR et un quart pour le NFP, soit environ 270.

Les taxes des boissons sucrées s’envolent :
Les députés ont voté en commission des affaires sociales des taxes supplémentaires sur le sucre et l'alcool, dans le cadre du PLFSS, par initiative du ministre de la Santé, Frédéric Valletoux. Par voie de communiqué, les fabricants de confiseries et sodas, ainsi que le secteur brassicole y voient une menace pour leur activité comme pour le pouvoir d'achat.
Chute du budget en Nouvelle-Calédonie
La province Sud de Nouvelle-Calédonie a prévu de bâtir un budget 2025 avec une baisse d'un tiers des recettes et des coupes importantes impactant plusieurs secteurs (pour le moment non-définis). Il s’agit d’une conséquence directe des récentes émeutes sur place. La réduction des dotations accordées à la province Sud devrait être d'environ 150 millions d'euros soit 31% de moins qu'en 2024, d'après les estimations du gouvernement de Nouvelle-Calédonie.
Le “socle commun” de Michel Barnier à la dérive
L’ouverture des débats sur le projet de loi des finances de 2025 à l’Assemblée met encore un peu plus en lumière les divisions de la fragile coalition gouvernementale. Tous ces imbroglios poussent les élus à reconnaître leurs torts. Pour le député Mathieu Lefèvre, cité dans le Figaro, le péché originel a été de ne pas s’être mis d’accord sur un programme avant de s’allier. «On n’est pas habitués à travailler ensemble», reconnaît Marie Lebec, députée EPR (issue de LR) et ex-ministre des Relations avec le Parlement.
Si une faute avouée est à moitié pardonnée, les divisions persistent sur le 49.3. Certains, dont le député EPR Eric Woerth appellent même à le dégainer «le plus vite possible». Une seule chose est sûre, Marie-Claire Carrère-Gée, ministre déléguée chargée de la coordination gouvernementale, a encore du pain sur la planche.
De nouvelles taxes à l’assaut des résidences principales
Les résidences principales pourraient être bientôt concernées par cette mesure fiscale. Selon les deux députés socialistes qui ont réussi à faire adopter l’amendement, la mesure permettra de lutter contre la spéculation. À moins que l’article 49.3 ne fasse table rase de ces propositions.




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