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Début des hostilités pour le Budget 2025 à l’Assemblée nationale

  • 23 oct. 2024
  • 2 min de lecture

Les députés ont commencé ce lundi 21 octobre l'examen de la partie "recettes" du budget 2025 de l'État au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Le phare se penche sur le processus de préparation et d'adoption du projet de loi de finances.


Par Paul Dubois

Comme tous les ans, fin octobre, la France se prépare à célébrer Halloween, mais en coulisses, un tout autre frisson, politique celui-ci s'installe : le projet de loi de finances (PLF). Ce moment politique est le cœur battant de l'État, traçant les grandes lignes du budget pour l'année à venir. 


Mais cette fois, le suspense monte d’un cran. Avec un Premier ministre de droite, une majorité présidentielle éparpillée et des ministres aux horizons variés, l'opposition, plus forte que jamais, s'apprête à jouer sa carte entre alliance et motion de censure. Le vote du budget 2025 promet d'être un mélange explosif de stratégies politiques. 


Tension politique sur fond de tensions économiques. Le cap de Matignon et de Bercy est clair : la France doit réaliser 60 milliards d'euros d'économies d'ici 2025 pour contenir le déficit public, prévu à 6,1 % du PIB en 2024, et le ramener à 5 % en 2025. Cet objectif repose sur un plan comprenant 40 milliards d'économies et 20 milliards d'augmentations fiscales. Le gouvernement vise à réduire les dépenses publiques, qui représentent 57 % du PIB, un niveau bien supérieur à la moyenne européenne (moins de 50 % en 2024), tout en préservant la compétitivité et l'activité économique.


Préparez-vous pour la bagarre


Il est essentiel de revenir à l'origine de sa préparation. Celle-ci, opérée par le gouvernement sous la direction du ministre des Finances, doit être présentée au Parlement avant le 1er octobre, conformément à la Constitution. Cela inclut une évaluation des recettes ainsi qu'une répartition des dépenses par programmes pour mener la politique du pays. 


Une fois présenté, le PLF est examiné par la commission des finances de l’Assemblée nationale, présidée cette année par Éric Coquerel (LFI), un député de l’opposition. Cette commission, composée de 73 députés de divers groupes politiques, joue un rôle crucial en proposant des amendements sur le texte initial. 


Le processus de vote du budget 2025 est marqué une fois de plus par des tensions : après avoir examiné et amendé le texte, la commission a voté, rejetant le projet avec 29 voix contre et 22 pour. Ce rejet s’explique par un revirement de certains membres du Rassemblement national, qui ont changé d'avis sur leurs propres propositions. Jeu d’alliances, pressions, promesses, 


En séance plénière depuis lundi


Comme chaque année, le texte est examiné en séance plénière depuis le lundi  21 octobre est celui proposé par le gouvernement, sans modifications de la commission puisqu’elles ont été rejetées. Cette situation entraîne des débats passionnés sur des questions cruciales telles que la dette publique, la fiscalité et les dépenses sociales, où chaque groupe parlementaire défend ses priorités et son orientation.


Si le gouvernement veut des débats, le Premier ministre Michel Barnier pourrait, comme tant de ses prédécesseurs, engager la responsabilité de l’exécutif en recourant au célèbre article 49.3, permettant ainsi de faire adopter un budget sans vote préalable.


Suivez les débats sur le Budget sur le site et les réseaux sociaux du Phare. 

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