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Budget 2025 : quels moyens pour l'Intérieur ?

  • 23 oct. 2024
  • 2 min de lecture

Bruno Retailleau était auditionné mardi 22 octobre par la commission des lois de l’Assemblée nationale pour justifier une hausse de budget pour son ministère.


Par Rebecca Arondel

Le gouvernement souhaite mettre le paquet sur l’Intérieur. Dans son projet de loi de finances, examiné depuis lundi à l’Assemblée, il propose une augmentation de près de 752 millions d’euros pour Beauvau. Pas une surprise : Emmanuel Macron avait annoncé une hausse de 5 milliards pour ce ministère entre 2022 et 2027. 




Ce budget supplémentaire est principalement dédié à la mission “sécurité”, qui organise la lutte contre le terrorisme et la délinquance et la protection des populations. Pour ces prérogatives, une hausse du budget de 587 millions d’euros est prévue l'année prochaine, soit une augmentation de 3,5% par rapport à 2024.


L'augmentation des effectifs de police, la mère des batailles


Si elle est votée, la quasi-totalité de cette enveloppe, serait orientée vers l'augmentation des effectifs de police et gendarmerie, déjà entamée en 2024. Une hausse des salaires est prévue, tout comme une amélioration des équipements. De quoi “faire face à toutes les menaces”, détaille le projet de loi finances du gouvernement.


Par ailleurs, le budget alloué aux administrations générales et territoriales de l'Etat va lui aussi gonfler. 300 millions d’euros supplémentaires par rapport à l’an passé, justifiés par la nécessité d’assurer la transition numérique du ministère sur tout le territoire, de financer plusieurs projets immobiliers coûteux comme la construction d’un site unique pour la DGSI et de renforcer les effectifs, notamment dans les préfectures.


Un “trompe l'œil” pour le député PS Hervé Saulignac. “La réorganisation de l’Etat a conduit à la suppression de 14% des effectifs”, rappelle-t-il. “En réalité les effectifs seront tout juste préservés.”


Coupes à prévoir pour l'immigration, l'asile et l'intégration


Dernière grosse mission du ministère de l’intérieur : l’immigration, l’asile et l'intégration. L’enveloppe prévue à ce sujet est, elle, réduite de 100 millions. Une baisse qui ne plaît pas au républicain Ian Brocard, membre de la commission des lois qui pointait, mardi lors de l’audition de Bruno Retailleau, des moyens “insuffisants” pour les centres de rétention administrative (CRA), pour lesquels de nouvelles places sont pourtant prévues.


Malgré la coupe budgétaire de cette mission, le renforcement des effectifs de l’OFPRA est prévu, pour accélérer le traitement des demandes d’asile, là où l’OFII (l’Office français de l’immigration et de l’intégration), chargée de l’intégration des primo-arrivants va être affaibli. L’OFII devra faire plus avec moins”, s'indignait hier la député socialiste, Martine Froger. 


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